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Privées ou publiques, ces structures ont beaucoup de difficultés à remplir leur mission, faute de financement par l’Etat. La qualité des services rendus en subit le contre-coup et le pire cotoie le meilleur !

Depuis des années, les pouvoirs publics encouragent le maintien à domicile plutôt que les maisons de retraite en raison de leur coût prohibitif, ce qui est généralement apprécié de nos seniors. Toutefois les

aides publiques ne suffisent plus compte-tenu du vieillissement et de la dépendance progressive qui va avec. Alors que le montant moyen des retraites en France s’élève à 1200€, le séjour en établissement spécialisé revient à environ 2200€ soit presque le double. Dans les grandes villes, le séjour mensuel peut atteindre les 4000€… Reste alors le recours à la bonne volonté, à la disponibilité et à l’aide financière des proches mais ceux-ci sont vite submergés !

L’aidant familial est alors soumis à une grande détresse affective et à une fatigue extrême.

De leur côté, les structures d’aide à domicile n’arrivent pas à joindre les 2 bouts d’où un service qui laisse à désirer : manque de formation sérieuse du personnel; absence de motivation pour un travail peu payé (sans même parler des frais de déplacement peu pris en charge…); incompétence de certains responsables; insuffisance de contrôle du travail fourni, absentéisme, non-respect des horaires; énorme rotation du personnel… Autant dire que le service est réduit à minima, se fait dans l’urgence et que les personnes âgées perdent tout repère et ne bénéficient que rarement de l’attention et de l’écoute dont elles ont besoin. Parallèlement on assiste de façon croissante au découragement ou pire à l’indifférence

des structures d’aide à domicile.

Et face à ces difficultés croissantes, le financement public ne cesse de diminuer… En 2012, alors que les besoins augmentent en raison du vieillissement, le secteur a perdu 9000 emplois. Bien qu’avertis les pouvoirs publics dans leurs plans d’aide ne parviennent pas à satisfaire les besoins réels des personnes dépendantes puisque soumises aux capacités financières des conseils généraux qui insistent pour que les structures embauchent un personnel moins formé pour le payer moins cher…

Pourtant ce métier d’auxiliaire de vie exige empathie, disponibilité, patience et compétences techniques

d’un personnel compétent, adaptable à chaque cas qui est par nature différent.

Ainsi la solitude, l’abandon et la détresse des personnes âgées dépendantes et de leur famille ne cessent de s’accroitre avec le vieillissement de la population. Les personnes âgées à domicile sont aussi délaissées qure celles qui sont en EPHAD

A l’approche de la réforme de la loi sur la dépendance promise pour cette fin d’année, il y a urgence à remettre à plat le système.